Path of Orthodoxy est un RPG inspiré de Bravely Default. Le système de classes et le scénario en sont issus.
 
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 Journal de D

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Grima
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Date d'inscription : 09/09/2014

MessageSujet: Journal de D   Mer 10 Sep - 19:21

20/09

La porte en acier du sas s'est refermée derrière moi en grinçant.
J'ai entendu les pas de quelqu'un qui venait voir d'où provenait le bruit, mais ils sont vite repartis.
Je me suis couché en soupirant.

Sans que je m'en rende compte, ma main droite s'est glissée sous ma nuque.
Sous mon oreiller, elle a trouvé un cadre a portrait.
Et là, dans cette cabane mal rangée pleine de feraille et de tâches d'huile, une fleur si belle qu'elle me coupe le souffle ..



Edea ..



Après avoir brièvement parcouru le manuel qu'on m'avait remis, je l'ai jeté sur le lit.
Et je me suis a nouveau perdu dans le sourire d'Edea, parfaitement conservé dans son cadre.
L'Eschaloigne. Je me suis répété ce nom tant de fois en regardant par le hublot de ma cabine le nouveau vaisseau remorqué par le Chevalier noir.

26/09

Je me suis hâté de rejoindre la capitale alors que le soleil disparaissait derrière le plateau de Norende.
Je me sens étrangement léger sans mon armure et je n'ai vraiment pas l'habitude de porter de tels habits. Mais c'est surtout le fait de ne pas être armé qui me gêne. Je me sens nu.

Aux abords de la ville, j'ai été acceuilli par le coup de sifflet annonçant l'arrivée d'un navire marchand.
Entre les marchands et les grossistes, les dockers qui déchargeaient la marchandise, les membres d'équipage fourbus et les enfants qui couraient dans tous les sens, le port grouillait de vie.

Alors que je me frayais un chemin dans la foule pour descendre la grande rue menant au palais, j'ai remarqué un splendide bâtiment en pierre au toit symétrique.

Il doit s'agir de la taverne dont le vieux pêcheur m'a parlé.

A l'intérieur, j'ai découvert un homme a l'air amical, debout derrière un comptoir rutilant.
Je lui ai demandé s'ils avaient de la place, mais il m'a répondu avec une moue désolée qu'ils étaient complets pour la nuit.

L'ambiance m'a l'air bien calme pour une auberge où il n'y aurait plus la moindre chambre de libre, mais difficile d'en vouloir a l'aubergiste.
Un client étranger arrivant a cette heure, sans personne pour le recommander...
Tout aubergiste digne de ce nom m'aurait donné la même réponse.

Lorsque j'ai demandé a l'homme où je pouvais dîner, il m'a appris qu'une taverne du port servait a manger jusqu'à une heure tardive.
Parfait... Il ne me reste plus qu'à retourner au port...

Au pied de la colline, j'ai acheté à manger à un marchand ambulant servant des marins éméchés, après quoi je suis remonté vers l'auberge.
Il est hors de question que je passe la nuit dans un endroit où des marins avinés m'empêcheront de fermer l'oeil.
Je me suis glissé dans la maison vide jouxtant l'auberge. Heureusement, j'ai le sommeil léger.

27/09

J'ai été reveillé par le fracas de quelqu'un s'entraînant au maniement de l'épée et une agréable odeur de pain grillé.
La journée se passa tranquillement, et je pût prendre une place a l'auberge pour la nuit suivante. Je fît d'ailleurs la connaissance du fils de l'aubergiste âgé d'une vingtaine d'années: Owen.

28/09

J'étais perdu dans mes pensées, mais la voix de l'aubergiste et l'odeur du café qu'il posait devant moi m'ont reveillé.

<< Vous êtes originaire d'Ancheim, non ? Dans ce cas, j'imagine que vous voulez plus de sucre... >>

Déclinant poliment, j'ai goûté son café du bout des lèvres. Exquis.

Ce soir-là, nous avons dîné ensemble. Un repas délicieux. Le sanglier avait été rapporté en ville et notre part de la viande occupait une table entière.

<< Venez au palais demain, je veut que vous rencontriez le roi. >>

J'avais beau faire semblant de dormir, Owen m'a répété ces paroles a plusieurs reprises, la voix pâteuse d'avoir trop bu.

03/10

Voila une semaine que je suis a Caldisla et toujours pas le moindre signal de fumée a l'horizon. Certains matins, je me joins à l'entraînement d'Owen, puis je déambule dans les rues, je discute avec les personnes âgées ou je bois en compagnie des marins du port avant de m'amuser a faire des bras de fer avec ces ivrognes. Bref, je passe le temps comme je peux.

L'après-midi était paisible et semblable aux précédentes.
Owen était au palais depuis ce matin. Je buvais tranquillement une tasse de café a l'auberge.

Tout a basculé en un instant. J'ai eu l'impression que quelqu'un voulait me plonger un poignard dans le dos. Je me suis vivement retourné. Par la fenêtre, le ciel au nord brûlait d'un éclat blanc aveuglant.
Quelques secondes plus tard, l'auberge entière a été secouée. Un séisme ? En tout cas, tout Caldisla a été touché.

L'aubergiste s'est plaint qu'un service à thé antique avait été cassé, mais je savais que les vrais dégâts seraient bien plus importants que cela.
Au-dehors, j'ai aperçu quelques blessés, mais ni le palais ni le reste de la ville ne semblaient avoir souffert.
Un autre éclair a déchiré le ciel au nord-ouest. Plus après, cette fois. Sur le plateau de Norende, peut-être...

04/10

Owen n'est rentré que le lendemain matin. Il a juste eu le temps de marmonner quelque chose au sujet de son entraînement matinal avant de se laisser tomber sur son lit et de s'endormir comme une souche.
Malheureusement pour lui, son repos a été brusquement interrompu en début d'après-midi, quand on est venu frapper à la porte. Des gravats étaient tombés et bloquaient la voie, il s'est donc équipé, m'a regardé puis m'a dit:
<< J'aurait sûrement besoin de toi >>
Sans vraiment réfléchir, je revêtit mes vêtements de combat et je prit la route a ses côtés.

Une fois arrivés, nous n'avions fait que quelques mètres quand le marchand qui avait demandé de l'aide a poussé un cri. Un jeune homme flottait a la surface du fleuve, pris entre des rochers. Nous nous sommes précipités vers lui.
<< Il respire ! Il est vivant ! >>
Nous nous sommes dépêchés de ramener le garçon en ville tout en prenant soin d'éviter les monstres qui me barraient la route. Je l'ai porté jusqu'à l'auberge.
<< Il me faudrait de l'alcool et plein de pansements, ai-je dit au vieux marchand. Et des potions aussi, si possible. >>
Je l'ai allongé sur un lit près de la fenêtre avant de le déshabiller et d'inspecter ses blessures. Elles n'avaient rien de grave, fort heureusement, même s'il ne semblait toujours pas sur le point de se réveiller.

Le groupe d'Owen est rentré peu après. Plusieurs de ses hommes étaient blessés. Eux aussi avaient croisé des monstres.
Laissant plusieurs gardes aux portes de la ville, il est allé faire son rapport au roi.

Quand il m'a apporté ce que je lui avais demandé, le vieux marchand m'a fait remarquer que le garçon portait une tenue traditionnelle du village de Norende.

07/10

Cela fait trois jours que le garçon est a l'auberge et il ne s'est toujours pas réveillé. L'aubergiste m'a dit qu'il a la fièvre et qu'elle refuse de retomber.
L'air chaud de cet après-midi. L'aubergiste a tout le mal du monde à ne pas s'assoupir derrière son comptoir.

Les répliques de la grande secousse ont cessé et la vie reprend peu à peu son cours, mais une ombre continue de planer sur la terre, le ciel et le coeur des habitants.
En regardant par la fenêtre, j'ai vu des gens qui faisaient des signes en direction du port. J'ai d'abord cru qu'ils avaient vu un navire marchand, mais non, ils ne semblaient pas enthousiastes, mais angoissés.

Je suis donc sorti. Suivant le regard des passants, j'ai d'abord vu un navire marchand qui rentrait au port.
Mais quelque chose ne tournait pas rond. Le bateau gîtait fortement et son mât arrière était cassé. J'ai descendu la colline au pas de course.

Alors que je courais, j'ai remarqué qu'une masse sombre avançait dans l'eau depuis l'entrée de la baie. D'autres l'avaient vue aussi...
<< La mer est en train de pourrir. >>
<< Les bateaux ne peuvent plus sortir. >>
<< Il n'y a plus de poissons depuis quelques jours. >>
Quelques jours ? Cela coïncide donc avec le tremblement de terre...

Le navire s'est mis a gîter plus encore. Mais plusieurs barques étaient venus à son secours.
La majeure partie de la cargaison avait dèja été jetée par-dessus bord.
Quand les barques ont atteint la jetée, j'ai vu défiler un grand nombre de membres d'équipage et de passagers, tous plus épuisés les uns que les autres.

Par miracle, il n'y avait aucun mort a déplorer, mais le navire et le gros de sa cargaison ont fini au fond de la baie.

Les marchands ont pleuré leurs profits perdus et les marins leur bateau. Il n'y avait plus d'océan et les passagers se retrouvaient donc bloqués. Tout le monde semblait accablé par le désespoir.

Tout le monde, sauf une jeune fille.

Elle posait mille questions. Sur le tremblement de terre quatre jours plus tôt, sur l'éclair qui avait déchiré le ciel. Sur Norende...

<< Tu connaissais quelqu'un au village ? Tu y avais de la famille, peut-être ? >>

Elle s'est renfermée en entendant ma question. Etait-ce la colère ? La peur ? Elle s'est contentée de secouer la tête.

<< Non ? C'est pourtant ce que j'ai cru en t'entendant te renseigner sur le tremblement de terre si tôt après ce qui vous est arrivé en mer. Je me suis dit que tu connaissais peut-être le garçon. >>

<< Le garçon ? Quel garçon ? >>

Elle se méfiait clairement de moi. Mais nous avons été interrompus : on nous a demandé d'évacuer le port alors que le navire suivant atteignait la jetée.

<< Vous aussi, vous venez d'Ancheim ? Vous devez être épuisée. Restez ici, je vous prépare une chambre. >>

Pff ! D'autres ont été moins bien acceuillis. L'aubergiste s'est fendu d'un sourire en voyant mon air dépité.

<< Nous avons un blessé, j'espère que ça ne vous dérange pas. >>

La fille a secoué la tête. J'ai appris qu'elle s'appelait Agnès.

Elle n'a pas l'air de vouloir évoquer son passé, mais je me vois mal lui donner des leçons à ce sujet. Nos conversations restent très guindées.

Elle s'intéresse visiblement à ce qui se passait dans le royaume quand le tremblement de terre a eu lieu. De mon côté, je l'interroge sur la mer.

Son navire avait levé l'ancre avant le séisme. A mi-chemin entre Ancheim et Caldisla, leur allure a commencé a ralentir.

L'eau de mer s'est troublée et des poissons morts sont venus flotter à la surface. D'abord des petits, puis des plus gros.
Alors qu'ils approchaient du port, le vent a complètement cessé et ils n'ont rejoint la baie que par miracle. Bien d'autres navires n'ont pas eu cette chance, comme elle me l'a expliqué.

A mon tour, elle a écouté pendant que je lui racontais ce qui s'était passé dans le canyon. Elle était blanche comme un linge.
Je lui ai dit que le village était sans doute a l'épicentre du séisme et que les environs avaient été envahis par les monstres. Nous avons parlé jusque tard dans la nuit.

25/10

Un message urgent est arrivé de Caldisla durant la nuit.

<< Chevaliers célestes mis en déroute. Stop. >>
<< Aéronef dérobé par la vestale et ses complices. Stop. >>
<< Edéa soupçonnée d'en faire partie. Stop. >>

13/11

La mer intérieure de Flor-Cheim n'a pas été touchée et acceuille donc actuellement un grand nombre de navires venus y trouver refuge. J'ai parcouru le port en demandant si quelqu'un savait où trouver la Vestale (ou du moins, le navire qu'elle a dérobée), mais sans rien découvrir d'utile.

Les gens que j'ai rencontrés étaient trop fatigués pour répondre à mes questions. Sans doute motivé par l'argent que je lui offrais, un homme m'a néanmoins glissé d'une voix hésitante :

<< E-essayez les bois de Yulyana. >>

J'ai tendu la main pour lui donner l'argent, mais il s'est enfui en courant sans le prendre. Etrange...

23/11

Au cours de mes pérégrinations, j'ai fini par découvrir que les 4 cristaux censés être protégés et surveillés par les Vestales avaient échappés a leur contrôle. Le monde s'est alors scindé en deux: L'orthodoxie, ceux qui croient encore au pouvoir des cristaux, et qui arpentent le monde afin de les libérer d'une emprise encore inconnue, et les Anti-Cristallistes dirigés par le Duché d'Eternia, qui consiste a utiliser le pouvoir des cristaux a des fins plus ou moins lubriques et lucratives. J'ai également apprit qu'Agnès était la Vestale du vent, et qu'elle avait échouée a la protection de son cristal, le garçon de Norende, Tiz, et Edéa Lee, une traîtresse du Duché, étaient ses complices.

Plus ou moins choqué par la révélation, je prit la route d'Eternia en me cachant dans l'un des navires marchands amarrés a Ancheim, ce fût le début d'une longue route ..

08/12

Après être enfin arrivés aux portes d'Eternia, je me fit acceuillir par des chants d'acclamations et des troubadour qui faisaient de la trompette a l'occasion. J'avança donc vers la salle du conseil des 6, poussant de mes mains les lourdes portes de bois ..

Après une très longue discussion avec le Templier Braev Lee, qui est apparement le père d'edéa, il m'apprit un secret sur les 4 cristaux .. et m'a confié une lourde tâche: celle d'entraver les agissements de la Vestale par tout les moyens. Il me recruta dans le conseil des six sous le nom de Dim Alternis.

13/03

Combien de jours se sont écoulés depuis que je l'ai abandonné ? Comme il l'avait prédit, un pilier de lumière illumine la mer du sud depuis un bon moment déjà.

Nul doute que son autre prédiction se réalisera, elle aussi. La Vestale et ses compagnons seront bientôt là.

J'espère que j'aurai la force de les arrêter, comme il m'a demandé de le faire...

Quand j'y repense, les compagnons de la vestale sont à ses côtés depuis le premier jour. Depuis Caldisla...

Agnès Oblige, vestale du Cristal du vent...
Qui aurait pu imaginer que la jeune fille que j'ai rencontrée sur la jetée ce jour-là avait un tel destin ?

Et Tiz Arrior...

Quand je pense que le garçon que j'ai retiré a demi-mort de ce cours d'eau est devenu le protecteur et l'allié de la vestale...
Il faut croire que tout ce qui s'est produit est en grande partie ma faute.

Quel long périple pour refermer le Gouffre...

Une vestale ayant traversé l'océan croupi et l'air stagnant de son pays...
Et un garçon dont le village a été englouti par le cataclysme...

Rétrospectivement, il est presque logique qu'ils se soient rencontrés. Peut-être était-ce même inévitable...

Et Edéa... Elle aussi, elle sera sans doute aux côtés de la vestale.
Vous avez toujours été un garçon manqué. Capricieuse, têtue et pleurant pour un rien... Parfaite.

J'ignore ce que vous voyez en elle, ce que la vestale a fait naître en vous. Mais je vous le jure, je veillerai a ce qu'il ne vous arrive rien, même si je dois en mourir. J'ai toujours voulu une famille... Je ne laisserai personne la détruire !

La sirène du vaisseau a commencé à retentir et le pilote nous a fait prendre de l'altitude, comme prévu.
L'heure est venue. Cette entrée sera peut-être la dernière que j'écrirai.

Je retire le portait d'Edéa de son cadre pour la placer entre ces pages. Je la veux tout contre mon coeur...


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